Les guerres Amérindiennes

Publié le par Morticia


Plusieurs années auparavant, le gouvernement américain avait promis aux Indiens de leur laisser la Prairie «aussi longtemps que les arbres croîtraient et que les eaux couleraient».

Mais à la fin des années 1860, sous la pression des spéculateurs, le gouvernement cède une grande partie des terres aux compagnies de chemin de fer.

Rendus disponibles par la fin de la guerre de Sécession, les généraux Sherman et Sheridan brisent avec brutalité les révoltes indiennes.

Mais les guerres sont relancées en 1875 par la découverte de l'or dans les Black Hills (Dakota du Sud). Les Sioux et les Cheyennes se soulèvent une nouvelle fois contre les aventuriers qui pénètrent au coeur de leurs dernières terres. Les massacres de malheureux colons isolés indignent l'opinion américaine.

Le général Custer participe à la répression des soulèvements. Quelques années plus tôt, en 1868, sur l'ordre du général Sheridan, il a attaqué un camp cheyenne, au bord de la rivière Washita.

Le camp ayant été abandonné par les guerriers, le général Custer n'a trouvé à massacrer qu'une cinquantaine de femmes et d'enfants, ce qui lui a valu une réputation de tueur d'Indiens.

Cette fois, le général Custer, qui a des ambitions présidentielles, veut à tout prix un succès militaire. Sans attendre de renforts, il se jette dans le défilé de Little Bighorn avec le projet de détruire un nouveau camp indien. Sa carrière n'ira pas plus loin.

L'opinion américaine est une nouvelle fois indignée par le massacre. Les Sioux sont définitivement écrasés et Sitting Bull s'enfuit au Canada.

Les guerres indiennes s'achèveront avec la défaite de Geronimo et de ses Apaches, au Nouveau-Mexique, dix ans plus tard, en 1886.
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